Soutenez-nous en achetant nos masques lavables !

En 2019, nous avons présenté un projet à La Politique de La Ville, et nous avons aussi obtenu un financement afin de faire découvrir la teinture naturelle à l’équipe, et de transmettre les savoir-faire acquis lors d’ateliers pédagogiques.

Fanes de carottes, roses trémières, peaux d’oignons, noyaux d’avocat… que de ressources à la fois triviales et précieuses !

Les objectifs :

1. Sensibiliser
La teinture est une des étapes les plus polluantes de l’industrie textile. On estime que 20% de la pollution mondiale des eaux vient du textile, notamment à cause des teintures. Les colorants et les fixateurs chimiques contiennent des métaux lourds, du plomb, du chrome… Certains contiennent des perturbateurs endocriniens. Selon Greenpeace, 70% des cours d’eau en Chine sont touchés par la pollution des eaux.

Nous avons teints nos propres masques ou totebags. Mina a choisi le jaune vif de l’oignon avec un shibori (motifs par pliages) en indigo

Il existe des techniques pour obtenir de jolies couleurs sans abîmer la planète. Par exemple, certaines certifications comme le label GOTS. Mais avant l’invention des colorants de synthèse au 19ème siècle, toutes les sources de couleur se trouvaient directement dans la nature : feuilles, fleurs, racines, écorces, insectes… Aujourd’hui, on assiste à un regain d’intérêt pour la teinture naturelle. Non seulement parce qu’elle permet de créer des couleurs respectueuses de l’Homme et de la planète à partir de déchets de la cuisine (fanes de carottes, peaux d’oignons, peaux d’avocats, de grenade, curcuma…), mais aussi parce que c’est une pratique si plaisante et tellement créative ! Les couleurs sont uniques et présentent un éclat bien particulier, impossible avec les colorants de synthèse.

Découverte de la magie de l’indigo

Par ces ateliers, nous avons donc souhaité parler de ces couleurs bienfaisantes avec les salarié.e.s de Mode Estime. Cela a rappelé des souvenirs chez certain.e.s : des traditions ancestrales de teinture perdurent encore dans de nombreux pays du monde.

Zoom sur la cuve d’indigo : le pigment bleu est obtenu par macération des feuilles d’indigotine, de persicaire ou de pastel. Il faut ensuite monter une « cuve » pour transformer ce pigment bleu insoluble en colorant soluble dans l’eau mais… vert ! Les tissus une fois plongés ressortent donc verts, et bleuissent peu à peu à l’oxygène.

2. Apprendre et transmettre

Au-delà de ces ateliers en interne, nous souhaitons promouvoir une démarche éthique en sensibilisant les habitants du territoire aux enjeux écologiques de la filière textile. L’idée de ces ateliers est donc avant tout de partager ce nouveau savoir-faire. Les salariés deviendront à leur tour formateurs, lors d’évènements ouverts au grand public.

L’équipe de Mode Estime a donné son premier atelier teinture grand public « Teins ton masque » au forum des associations de l’Ile-Saint-Denis